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Le trouble affectif saisonnier : une réalité souvent méconnue

La période de l’hiver est souvent synonyme de baisse d’énergie et de moral pour beaucoup d’entre nous. Mais pour certaines personnes, ces symptômes sont plus qu’une simple fatigue passagère : il s’agit du trouble affectif saisonnier (TAS), un type de dépression qui survient pendant les mois les plus froids de l’année. Dans cet article, nous explorons ce phénomène intrigant et discutons des facteurs qui contribuent à son apparition ainsi que des méthodes pour le traiter.

Sommaire

Quand commence le trouble affectif saisonnier ?

Le trouble affectif saisonnier peut débuter dès la fin de l’automne, en octobre ou novembre, mais il devient généralement plus prononcé au cours des mois d’hiver, entre décembre et février. Il a tendance à disparaître spontanément avec l’arrivée du printemps et l’allongement des jours.

Ce trouble saisonnier est principalement attribué à la diminution de la luminosité naturelle pendant les mois d’hiver, qui entraîne une perturbation des rythmes circadiens et de la production de certaines hormones régulant l’humeur et le sommeil. Pour cette raison, le TAS est également appelé « dépression hivernale ».

Les facteurs qui favorisent l’apparition du TAS

Plusieurs facteurs peuvent augmenter la susceptibilité d’une personne à développer un trouble affectif saisonnier :

Génétique et antécédents familiaux

Des recherches ont montré que les personnes ayant des antécédents familiaux de dépression sont plus susceptibles de souffrir du TAS. En outre, certaines études suggèrent qu’il pourrait y avoir une composante génétique dans la prédisposition à ce trouble.

Localisation géographique

Les habitants des régions situées à haute latitude connaissent souvent des hivers longs et sombres, avec peu de lumière naturelle. Ces conditions sont propices au développement du TAS puisque le manque d’ensoleillement est un facteur déclenchant majeur.

Problèmes de santé sous-jacents

Certaines affections médicales, telles que les troubles thyroïdiens ou endocriniens, peuvent également augmenter le risque de TAS, car elles peuvent perturber l’équilibre hormonal nécessaire pour métaboliser la sérotonine correctement (un neurotransmetteur important pour réguler l’humeur).

Comment traiter le trouble affectif saisonnier ?

Le traitement du TAS dépend de la gravité des symptômes et de la manière dont il affecte le quotidien de la personne concernée. Voici quelques-unes des principales méthodes utilisées pour soulager cette forme particulière de dépression :

La psychothérapie

Consulter un professionnel de la santé mentale peut aider à comprendre et à gérer les pensées et les comportements négatifs liés au TAS. Les thérapies cognitivo-comportementales sont souvent recommandées pour traiter cette affection.

La luminothérapie

Il est également possible d’utiliser la luminothérapie, qui consiste à s’exposer quotidiennement à une source de lumière artificielle imitant le spectre du soleil. Cette méthode a montré des résultats prometteurs dans le traitement du TAS, car elle permet de pallier la pénurie de lumière naturelle durant l’hiver.

Adopter un mode de vie sain

Maintenir une alimentation équilibrée, faire de l’exercice régulièrement et adopter un sommeil réparateur peut contribuer à améliorer l’humeur des personnes souffrant du TAS. Il est important de rechercher activement les activités sociales et les loisirs qui procurent plaisir et bien-être même en période hivernale.

Médicaments antidépresseurs

Dans certains cas, un traitement médicamenteux peut être prescrit par un médecin pour soulager les symptômes du TAS. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont généralement utilisés pour stabiliser l’humeur et aider à traverser cette phase difficile.

L’importance du soutien familial et social

Les personnes qui souffrent de TAS ont souvent besoin de soutien et de compréhension de la part de leur entourage afin de mieux faire face à cette épreuve. Le soutien familial et amical est essentiel pour les encourager à consulter un professionnel si nécessaire, à adopter des habitudes saines et à s’engager dans des activités susceptibles de leur apporter du bien-être malgré les défis imposés par la saison.

Le rôle de l’école dans la prise en charge du TAS chez les jeunes

Chez les enfants et adolescents souffrant de TAS, il est important que les professionnels de l’éducation soient informés de ce trouble et qu’ils comprennent ses spécificités. L’école peut jouer un rôle vital dans l’accompagnement des élèves concernés, en adaptant notamment leurs horaires et leurs conditions de vie au sein de l’établissement pour favoriser une exposition maximale à la lumière naturelle durant la journée.

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